ENFANCE au Palais de Tokyo

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L’exposition ENFANCE commence à l’extérieur du Palais de Tokyo. Devant l’entrée, se trouve une maison de poupée, reproduite à taille humaine, ouverte aux visiteurs. Puis on entre dans le Palais de Tokyo, où l’on trouve un bureau de poste, fait de grandes plaques de sucre colorées, nous plongeant, tels Hansel et Gretel, dans l’atmosphère d’un conte pour enfants.

On se trouve alors face à une mystérieuse statue de bronze (Kiki Smith, Standing nude, 2005) de la taille d’une jeune fille, mais avec des caractéristiques d’adulte, entourée de masques de fantômes muraux, en laine tuftée et colorés (Caroline Achaintre).

Il faut aussi évoquer l’œuvre de Megan Rooney, fresque immense, mêlant différentes couleurs et textures de peinture. La simplicité de la fresque a quelque de très enfantin, non dénué de poésie.

L’installation d’Ugo Rondinone présente de nombreux clowns dans une grande salle, placés dans différentes positions, tristes, pensifs, et las… Le déplacement par rapport à l’image du clown pose de nombreuses questions par rapport à nos habitudes, aux relations entre gaieté et mélancolie.

L’œuvre de Petrit Halilaj est l’une de celles qui m’a le plus touché. En reproduisant avec du métal les dessins faits sur les pupitres d’écoliers, l’artiste nous plonge dans l’esprit d’un enfant, dans ce qu’il pense, nous faisant voir les images qui passent dans son esprit.

Cette exposition était très complète, et d’une grande qualité, toutes les œuvres rejoignant, d’une manière ou d’une autre, le thème de l’enfance, dans une grande cohérence d’ensemble.

Caroline Achaintre
Kiki Smith et Caroline Achaintre
Megan Rooney
Megan Rooney
Ugo Rondidone
Ugo Rondidone
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Petrit Halilaj
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